LE CERVEAU


Chaque jour, notre cerveau traite des milliards d’informations pour n’en retenir qu’une infime partie. Comprendre son fonctionnement n’est pas une simple curiosité : c’est, pour une agence de communication pédagogique comme et compagnie, le socle même de notre métier : concevoir des messages qui sont réellement compris et retenus.

Le fonctionnement du cerveau

Avec ses 100 milliards de neurones, capables chacun de se connecter à des milliers d’autres via les synapses, le cerveau ne pèse que 2 % du poids du corps mais consomme à lui seul 20 % de notre énergie[1]. Cette gourmandise s’explique par l’intense activité électrique et chimique qui l’anime : à chaque instant, des influx nerveux circulent le long des neurones et libèrent des neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine, glutamate) qui activent ou inhibent les zones sollicitées. Chaque grande fonction est portée par une zone cérébrale précise et c’est dans le lobe frontal que se logent la mémoire, le langage, la créativité, les émotions et la résolution de problèmes. Cette intense activité des neurones a une conséquence : le cerveau, qui peut gérer une ressource limitée, trie en permanence les informations qu’il reçoit. Un message efficace doit donc être économe : clair, hiérarchisé et débarrassé du superflu ; sinon, l’information prend le risque d’être écartée avant même d’être traitée.

[1]Institut du Cerveau, fiche « Le cerveau », institutducerveau.org/fiches-fonctions-cerveau/cerveau (consulté en 2026).

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La plasticité du cerveau

Longtemps, on a cru qu’une fois l’âge adulte atteint le cerveau était figé.
On sait aujourd’hui qu’il reste plastique toute la vie : ses connexions se réorganisent en permanence pour intégrer nos nouvelles expériences et apprentissages[1]. Le neuromythe le plus répandu : « on n’utilise que 10 % de notre cerveau » – Faux : nous en utilisons 100 %, mais jamais simultanément[2]. Cette réjouissante plasticité a cependant un revers : le cerveau est aussi une remarquable machine à oublier, qui évacue ce qui n’est pas réactivé pour ne garder que l’essentiel[3](et heureusement, imaginez le poids d’un cerveau qui retient tout !).
La solution : progresser pas à pas, se comparer à soi plutôt qu’aux autres et renouveler l’opération pour ancrer durablement la notion[4] car apprendre ne se fait pas en une fois.

C’est précisément ces principes que l’agence applique en décomplexifiant les contenus d’origine fournis par les clients pour proposer une version claire et en utilisant une porte d’entrée simple, comme par exemple le registre symbolique. L’objectif est de maximiser les chances d’être reçu par le cerveau.

[2]Bernard Anselem, médecin spécialisé en neurosciences cognitives, auteur de « Je rumine, tu rumines, nous ruminons », « Ces émotions qui nous dirigent « et « Les talents cachés de votre cerveau au travail ».
[3]Bernard Anselem, op. cit.
[4]Bernard Anselem, op. cit. ; voir aussi Stanislas Dehaene, « Apprendre ! Les talents du cerveau, le défi des machines », Odile Jacob, 2018.

Les deux vitesses de la pensée

Le psychologue Daniel Kahneman, prix Nobel d’économie, a montré que notre pensée fonctionne selon deux systèmes[1].
Le Système 1 est rapide, intuitif, automatique : il nous permet de réagir sans effort, en s’appuyant sur des associations et des habitudes.
Le Système 2 est lent, réfléchi, coûteux en énergie : il n’intervient quand la situation l’exige.
Cette répartition des tâches entre les deux systèmes est en réalité très efficace, car elle minimise l’effort cognitif et optimise nos performances[2]. Cependant chaque système fait le choix entre rapidité (système 1) et fiabilité (système 2).
Pour un contenu pédagogique, cela signifie qu’il faut d’abord toucher le Système 1 — par une image, un symbole, une émotion — pour capter l’attention, avant d’engager le Système 2 sur le fond du message. C’est l’atout des supports très visuels produits par l’agence : rendre l’information immédiatement saisissable (par exemple en utilisant la symbolique), sans jamais sacrifier la rigueur du fond.

[1]Daniel Kahneman, « Système 1 / Système 2 : les deux vitesses de la pensée », Flammarion, 2012 (traduction française de « Thinking, Fast and Slow », 2011).
[2]Véronique Gignoux-Ezratty, « Peut-on penser sans modèle ? », Res-Systemica, vol. 15, octobre 2016.

 

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Les biais cognitifs

En raison de son mode rapide et spontané, le Système 1 nous expose à des biais cognitifs, c’est-à-dire des raccourcis mentaux, des automatismes pour analyser une situation rapidement sans trop dépenser d’énergie.
Par exemple le biais de confirmation, qui pousse à ne retenir que les infos qui confirment ce que l’ont croit déjà (« je suis nul en maths ») ; à ce propos, les algorithmes des réseaux sociaux représentent un biais de confirmation technologique redoutable (cf. « The filter Bubble » d’Eli Pariser – 2011).
Autres exemples : l’effet d’ancrage, qui privilégie la première information reçue ; l’heuristique de disponibilité, qui conduit à juger un fait plus probable simplement parce qu’il vient facilement à l’esprit[1].
Ces automatismes deviennent des pièges dans notre monde saturé d’informations. En avoir connaissance permet de proposer des concepts qui respectent la façon dont le cerveau traite réellement l’information, sans trop de raccourcis. La liste des biais cognitifs est longue (plus de 200) ; elle a été catégorisée autour de 4 thèmes par Buster Benson, infographiée par « jm3 ».
– trop d’infos
– pas assez de sens
– besoin d’agir vite
– limites de la mémoire

Le fonctionnement du cerveau, sa plasticité, les 2 vitesses de la pensée et la connaissance des biais cognitifs sont quatre fondamentaux des neurosciences qui guident les méthodes et réalisations de l’agence et compagnie-communication pédagogique.

[1]Amos Tversky et Daniel Kahneman, « Judgment under Uncertainty: Heuristics and Biases », Science, vol. 185, 1974.

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